Le coup du sparadrap

La parabole du sparadrap dont vous n'arrivez pas à vous débarrasser s'applique à merveille à l'actuelle municipalité de Château-Thierry avec l'affaire de l'antenne relais tant celle-ci ne semble pas réussir à résoudre ce problème.



Le coup du sparadrap
C'est une image bien connue de tous que ce coup du sparadrap. Vous en avez un de collé sur la main gauche, vous utilisez donc la droite pour le retirer mais aussitôt il se colle sur cette dernière. La main gauche prend alors le relais est tente de délivrer la main droite et le sparadrap de se recoller sur elle. Et ainsi de suite...

On le voit bien, la majorité municipale est gênée depuis le début et ne sait pas comment se sortir du problème qu'elle a créé en Août dernier. A peine croit-elle avoir trouvé une solution que cela crée un nouveau problème, une nouvelle source d'inquiétude. C'est la faillite d'une méthode qui se révèle au grand jour avec cette antenne relais.

En accordant une autorisation de travaux à l'opérateur Orange, sur un terrain dont celui-ci est propriétaire, pour l'érection d'une antenne relais en Août 2008, la mairie n'a pas pris la mesure du risque de santé publique que cela crée dans le quartier des Chesneaux. Accorder une telle autorisation à quelques dizaines de mettre de deux écoles et d'un lycée, soit plus d'un millier d'élèves âgés de 3 à 20 ans, relève de l'inconscience et du manque de vision et de réflexion. En effet, tout en 2008 permettait alors d'être déjà sensibilisé par les médias aux risques éventuels sur la santé d'une telle construction. C'est à ce moment-là que la mairie aurait dû appliquer le principe de précaution !


En n'engageant aucune concertation avec la population, en ne la prévenant pas de l'autorisation délivrée, la mairie a commis une erreur de méthode importante qui ne permet plus aux riverains et parents d'élèves d'avoir pleinement confiance en l'équipe en place pour gérer ce dossier. Et ce ne sont pas les réunions publiques de concertation montées dans l'urgence où le maire s'est emporté contre les personnes présentes qui allait arranger les choses ... Là encore, alors que la mairie cherchait à réparer son erreur, l'attitude choquante du maire (voir le reportage de l'Aisne TV sur le sujet) n'a fait que compliquer les choses. Le sparadrap venait de changer de main ...

Cherchant à calmer les esprits et à reprendre pied dans le dossier, la majorité municipale décide alors d'inviter les membres du collectif qui se bat pour la déconstruction de l'antenne au conseil municipal du 17 Février 2009. Une motion est alors proposée par Isabelle Jacob, première adjointe. Jugeant le texte de celle-ci trop timide sur le sujet, le collectif prend la parole et, avec l'aide de l'opposition de gauche, rejette le texte de la mairie et fait approuver le sien. Une fois encore, la mairie perd la main. Toujours ce sparadrap dont elle n'arrive pas à se défaire.


Les semaines passent et malgré la promesse faite par le maire Jacques Krabal de publier un nouvel arrêté d'annulation du premier, rien ne vient. Très vite, le délai légal pour une telle démarche sera dépassé. Cet arrêté sera finalement publié trop  tardivement et le sous-préfet vient de renvoyer le dossier au tribunal administratif qui a toutes les raisons d'annuler la démarche. Le sparadrap rechange de main ...


Puis vient LE coup médiatique : la fermeture de l'école des Chesneaux au nom du principe de précaution. On allait voir ce qu'on allait voir. Le maire décide de prendre le dossier à bras le corps, convoque le ban et l'arrière ban de la presse locale et nationale. Il veut faire un coup médiatique. La veille d'une rentrée scolaire prévue le 4 mai, donc sans prévenir les parents à l'avance, le maire publie le samedi 2 mai un arrêté de fermeture des deux écoles, au nom du principe de précaution. Il entend ainsi, par médias interposés, faire pression sur l'opérateur Orange. Celui-ci n'a pas tremblé une seconde face à cela. Les jours passent sans que rien ne change sur le dossier. Constatant l'échec, le maire publie alors un nouvel arrêté rouvrant l'école. Le principe de précaution invoqué précédemment ne doit sûrement plus exister ... Gênée, la municipalité parle de coup médiatique réussi. Depuis, on parlerait du dossier. A voir ... Un adjoint affirme même que « l’Europe nous regarde ». On est prié de ne pas rire !!! Par contre, ce qui est réussi, c'est la création d'une angoisse chez les parents et les enfants. Il semblerait que la mairie ait négligé le caractère anxiogène crée par sa démarche. Avant, de cette antenne relais, on en parlait. Maintenant, on en a peur !

Le Maire a réussi à créer une inquiétude chez les riverains. La presse locale rapporte les propos de parents d'élèves qui décident de changer leurs enfants d'école. On parle de traumatisme chez certains enfants qui perdent le sommeil. Normal : Le 4 mai, on leur explique qu'il faut changer d'école car ils sont en danger dans la leur et le 11 mai, ils y retournent sans raison. Toute cette agitation, la vue sur l'antenne relais tous les jours dans la cours de récréation, les banderoles accrochées sur les grilles de l'école qui parlent de danger (beaucoup savent lire ...), tout porte à les inquiéter. Le sparadrap vient une nouvelle fois de changer de main sans que la mairie ne réussisse à s'en débarrasser.


Constatant l'échec de la mairie dans ce dossier depuis le début, la section du parti socialiste de Château-Thierry continue d’apporter son soutien au collectif les Chesneaux-PRIARTEME et l’encourage à poursuivre sa démarche indépendamment de celle engagée par la mairie.


Lundi 25 Mai 2009
Section PS de Château-Thierry
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