Européennes 2009 : Le PS du sud de l'Aisne en campagne


Les élections européennes 2009

Le Parlement européen, théâtre d'opérations de l'Europe politique.


L’Europe politique est-elle devenue un scénario impossible ? Elle est toujours éminemment souhaitable. Il y a une identité européenne, autour de ce que Bronislaw Geremek appelait «l’irréductibilité de la dignité humaine», qui s’incarne dans le modèle social de l’Etat-providence. Ce modèle a été réévalué par la crise financière et l’effondrement du modèle néolibéral : ce n’est plus la «Vieille Europe», mais le nouveau «Nouveau Monde». Des institutions politiques sont nécessaires pour porter le modèle européen, et le projeter sur la scène internationale. Mais il est vrai que la fenêtre d’opportunité, grande ouverte au cours des années 90, s’est refermée. L’objectif des pères fondateurs, c’était que la construction économique européenne ait un jour la masse critique pour basculer vers l’Europe politique. Pour leurs héritiers, ce jour est venu avec la chute du Mur de Berlin. Elle offrait la dynamique politique, dans l’enthousiasme de la réunification du continent. Témoignage de cette volonté, le changement de dénomination de l’Europe opérée par le traité de Maastricht en 1992 : de la Communauté économique européenne à l’Union européenne – de l’Europe technique à l’Europe politique. Pourtant, négociations après négociations, – traités de Maastricht (1992), Amsterdam (1997), Nice (2001), Constitution européenne (2004), traité de Lisbonne (2007)–, l’Europe politique est repoussée.

Aujourd’hui, les énergies se sont épuisées, la flamme est presque éteinte. Il reste pourtant un espoir. Une Ire République européenne peut encore voir le jour. Mais elle ne se fera pas avec les moteurs du passé. Les gouvernements ont fait l’Europe par la diplomatie, à coups de traités intergouvernementaux, depuis le traité de Rome : ce moteur est cassé.

L’Europe politique ne pourra se faire qu’à traité constant. L’élargissement est passé par là. La réforme institutionnelle était difficile à quinze ; elle relève de la mission impossible à vingt-sept. De toute manière, on ne peut pas attendre des gouvernements, dépositaires de la souveraineté nationale, qu’ils construisent la souveraineté européenne. Le moteur d’hier, c’est la Commission. Elle a fait l’Europe, par sa dynamique et ses initiatives. Mais elle ne veut pas faire l’Europe politique. La clé de l’avenir se trouve ailleurs, au Parlement européen, dernière institution où souffle «l’esprit européen». Le Parlement européen est l’institution qui représente les citoyens : c’est à elle que revient de bâtir l’Europe démocratique. Le point central pour faire la bascule fédérale, c’est de transformer la Commission, aujourd’hui exécutif technique nommé par les Etats, en véritable gouvernement politique responsable devant les citoyens européens. Le Parlement peut le faire : il a les moyens de repousser les nominations des Etats et d’imposer une Commission issue de la majorité politique sortie des urnes. La bataille peut se livrer dans le cadre de ces élections. C’est ce que propose la gauche : si elle est majoritaire au Parlement, elle cherchera à écarter José Manuel Barroso, le président sortant de la Commission, conservateur, au profit d’un candidat issu de ses rangs. Mais les règles du jeu ne sont pas les mêmes avec ou sans le traité de Lisbonne. Sans lui, il faudra un véritable «coup d’Etat» politique du Parlement pour passer à l’Europe fédérale. Avec lui, l’opportunité juridique est ouverte et il reviendra alors aux parlementaires de prendre leur responsabilité. Mais pour que l’Europe politique voie le jour, notre génération doit prendre le relais. La génération d’après-guerre a réalisé la première étape européenne : elle l’a menée de la guerre à la paix, de la ruine à la prospérité. Nous devons bâtir la seconde étape, de l’intégration économique à la puissance politique. Le Parlement sera son théâtre d’opérations.
Rédigé par Vincent Peillon le Jeudi 4 Juin 2009 à 20:01 | Commentaires (0) Vincent Peillon

VIDEO : Harlem Désir, tête de liste socialiste en Ile-de-France, réclame une confrontation projet contre projet avec la droite.


Rédigé par PS Section PS de Château Thierry le Mardi 26 Mai 2009 à 06:01 | Commentaires (0) PS Section PS de Château Thierry

La majorité de droite sortante au Parlement Européen n'assume pas toujours ses actes dans le débat politique français. Retrouvez les propositions des socialistes de toute l'Europe pour changer enfin !


Rédigé par PS Section PS de Château Thierry le Vendredi 22 Mai 2009 à 06:01 | Commentaires (0) PS Section PS de Château Thierry

Déclaration politique de Toulouse adoptée le 24 avril 2009 par les partis socialistes et socio-démocrates européens


Ce document présente les sept mesures que la gauche européenne adoptera dans les jours suivant l'élection européenne du 7 juin prochain.

7_mesures_corrige2_9_.pdf 7_mesures_corrigé2[9].pdf  (58.03 Ko)

Rédigé par PS Section PS de Château Thierry le Mardi 19 Mai 2009 à 06:01 | Commentaires (0) PS Section PS de Château Thierry

Voici l'une des dernières vidéos de campagne.


Rédigé par PS Section PS de Château Thierry le Lundi 18 Mai 2009 à 13:43 | Commentaires (0) PS Section PS de Château Thierry

EUROPEENNES. Quelques rappels sur le mode de scrutin et le rôle du Parlement européen.


Elections européennes, mode d'emploi
Le vote
Le dimanche 7 juin 2009, les citoyens français et les résidents communautaires résidant en France sont appelés à voter pour désigner 72 députés européens au Parlement situé à Strasbourg.

Le mode de scrutin
Le pays a été divisé en 8 grandes circonscriptions : Nord-Ouest, Est, Ouest, Ile de France, Massif central-Centre, Sud-Est, Sud-Ouest et Outre-mer. Le nombre de députés par circonscription est fixé en fonction de sa démographie. Dans chacune des 8 circonscriptions, les principaux partis politiques présentent des listes de candidats. En se rendant dans son bureau de vote, chacun peut voter pour les députés de sa circonscription.
C’est un scrutin de liste proportionnel à un tour. Les sièges sont répartis entre les listes ayant obtenus au moins 5% et attribués dans l’ordre de présentation sur la liste. Les députés sont élus pour cinq ans.
Les résidents communautaires vivant en France et inscrits sur les listes électorales peuvent participer au scrutin.

Le Parlement Européen
Le Parlement européen est l'unique institution européenne dont les membres sont élus au suffrage universel direct. Il est actuellement composé de 785 députés élus dans les 27 pays membres de l'Union européenne.
Les membres du Parlement européen se regroupent en groupes politiques et non par nationalité. Ils élaborent et votent les lois qui vont déterminer la vie de tous les Européens.
Le député européen a de plus en plus de pouvoirs dans tous les domaines : l'environnement, la protection des consommateurs, les transports, mais aussi sur l'éducation, la culture, la santé...
Rédigé par PS Section PS de Château Thierry le Dimanche 3 Mai 2009 à 07:43 | Commentaires (0) PS Section PS de Château Thierry

EUROPEENNES.


Les socialistes européens et les temps nouveaux
La parenthèse sociale-libérale se referme, un nouveau cours de la social-démocratie se dessine – telle est la thèse que défend Jean-Christophe Cambadélis. Ce nouveau cours ne suit pas la voie du « néogauchisme conservateur », il vise à renouveler la social-démocratie en l’ancrant dans ses valeurs traditionnelles. Il s’incarne dans l’adoption, par le Parti socialiste européen, de son Manifeste électoral. Il place les socialistes français, qui ont assumé leur réformisme, dans une position centrale. Il ouvre la possibilité, par cette convergence nouvelle entre socialistes européens, de la construction effective d’une Europe politique et sociale.
Pour lire le livre, cliquer ici
Rédigé par PS Section PS de Château Thierry le Dimanche 3 Mai 2009 à 07:32 | Commentaires (0) PS Section PS de Château Thierry